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Mine de rien, ce blog se propose de développer une approche philosophique sur diverses questions, en prenant appui sur la philosophie bien entendu, mais aussi sur le cinéma, la littérature, les chansons, les arts martiaux, la politique, la morale... Parce que la philosophie s'intéresse à tout ce qui fait de nous des êtres humains, elle ne s'interdit aucune porte d'entrée.

09 May

Démocratie et souveraineté

Publié par Daniel Guillon-Legeay  - Catégories :  #POLITIQUE

Dessin de Plantu, pour le journal Le Monde: Appel à la Marche Républicaine du 11 janvier 2015

Dessin de Plantu, pour le journal Le Monde: Appel à la Marche Républicaine du 11 janvier 2015

J'aime beaucoup le texte de Jacques Sapir, qui vient de paraître dans Iphilo: Crise de la démocratie et souveraineté. Il résume selon moi l'essentiel de ce qui cracatérise l'état de notre Etat et de notre démocratie. Il nous avertit également des risques que nous encourons à laisser se dégrader la situation. L'imposture de Sarkozy - le négateur du référendum et l'embaumeur de la démocratie - est manifeste, et l'hypocrisie des autres dirigeants ne l'est pas moins.

Mes lecteurs le savent: j'ai eu l'occasion d'aborder ces questions dans différents articles. L'un concernait le déni de démocratie lors du référendum de 2005, et dont ni la France ni l'Europe ne se sont relevés. Dans L’Europe au risque de la démocratie ? J'écrivais alors : " A quelles conditions pourrait-on construire une Europe démocratique et prospère, une Europe des nations libres de décider et de prendre leur destin en mains? La question appelle une réponse simple en apparence: la liberté appelle la liberté. Car il faut d’abord la supposer comme possible pour la faire advenir ensuite dans la réalité concrète, effective des institutions démocratiques. Or, l’Histoire (encore elle !) nous enseigne que l’occasion a été donnée au peuple français de décider et d’imposer sa souveraine préférence. C’était en 2005, lors du référendum sur le traité constitutionnel européen. Au terme de vifs débats partout dans le pays, et avec un taux record de participation aux élections, le peuple Français a fait connaître sa décision. Un « non » retentissant. Et puis, d’autres peuples d’Europe ont également osé dire « non » à l’Europe qu’on leur proposait. Non que la voix du peuple hollandais ou que celle du peuple irlandais ait moins d’importance que celle du peuple français. Mais s'agissant de la France et de l’Allemagne, de deux nations qui se sont, dans le passé, si cruellement affrontées et qui, aujourd’hui encore, constituent le cœur de l’Europe, il eût été assez avisé de se demander en haut lieu pourquoi le peuple français avait dit non à ce traité constitutionnel européen. Un non qui aurait dû rester sans appel et sans recours possible, conformément aux principes fondateurs de la démocratie. De même, qu’il aurait été avisé de s’interroger comment on allait pouvoir continuer à construire l’Europe, mais cette fois avec le consentement des peuples…"

Plus récemment, je posais sur ce blog et dans les pages de IPhilo la question du désir de démocratie qui tente de se manifester un peu partout en France mais qui ne trouve à se faire entendre.

Oui, assurément, je partage les analyses de Jacques Sapir. Un grand merci.

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